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Agro Hikari

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    Chenille légionnaire : ce que le projet DiGiCLA a changé dans les villages

    Pendant deux saisons, nous avons accompagné le projet DiGiCLA et son Digikiosque. Retour sur ce qui a fonctionné, et sur ce qui a résisté.

    Auteur
    Enock Jean DEHAZOUNDE
    Date de publication
    Temps de lecture
    5 min de lecture
    Digikiosque du projet DiGiCLA installé en milieu rural, entouré de producteurs et de techniciens

    La chenille légionnaire d'automne ne prévient pas. Elle s'installe en quelques nuits et un producteur qui découvre les dégâts au matin a déjà perdu plusieurs jours d'avance sur elle. Tout l'enjeu du projet DiGiCLA, mené avec le LRIDA de l'Université de Parakou, tenait en un mot : alerter plus tôt.

    Le dispositif reposait sur un kiosque numérique installé au cœur du village. On y consultait les alertes, on y signalait une attaque, on y trouvait les gestes à faire dans les heures qui suivent. Notre rôle a été de rendre tout cela lisible : signalétique, fiches illustrées, vidéos courtes en langue locale.

    Ce qui a le mieux marché n'était pas le plus sophistiqué. Les fiches imagées, affichées à côté du kiosque, ont été photographiées et repartagées de téléphone en téléphone bien au-delà du village.

    Ce qui a résisté, en revanche, mérite d'être dit : la confiance dans une alerte ne se décrète pas. Elle est venue quand un producteur du village a lui-même signalé une attaque et que le traitement recommandé a fonctionné.

    Nous en tirons une règle pour nos prochaines missions de communication agricole : un outil numérique n'est adopté que lorsqu'une personne du village peut l'expliquer à sa voisine, sans nous.

    Mots-clés

    • DiGiCLA
    • LRIDA
    • protection des cultures