
La première question que posent les producteurs qui nous appellent est presque toujours la même : « combien fait exactement ma parcelle ? » La réponse tient rarement à ce qui est écrit sur le titre foncier. Un vol de drone d'une vingtaine de minutes suffit à lever le doute, et à produire au passage une image de la parcelle entière, à une précision de quelques centimètres.
Sur le terrain, la mission se prépare avant de décoller. On repère les obstacles, on pose des cibles de calibrage aux angles, on choisit une hauteur de vol et un recouvrement entre les prises de vue. C'est cette préparation, plus que le pilotage lui-même, qui fait la qualité du résultat.
Vient ensuite l'assemblage : les centaines de photos deviennent une seule image géoréférencée, l'orthophoto. Superposée aux limites de la parcelle, elle montre ce que l'œil ne voit pas depuis le bord du champ - un semis irrégulier, une zone de stress hydrique, un début d'attaque sur un coin de la parcelle.
L'intérêt n'est pas l'image, mais la décision qu'elle permet. Traiter une zone plutôt que la parcelle entière, resemer un secteur, revoir un tour d'eau : chaque conseil devient localisé, donc moins coûteux.
Nous conservons les vols successifs d'une même parcelle. Au bout de deux saisons, la comparaison des cartes raconte l'histoire du sol bien mieux qu'un carnet de notes.
Mots-clés
- drone
- cartographie
- agriculture de précision




